accouchement épisiotomie

Croyez-le ou non, tout a commencé par une séance de méditation. Je me suis posée un après-midi pour me centrer sur mon corps et mon bébé, en lui disant que j’étais prête et qu’il pouvait venir quand il le voulait. J’ai senti quelque chose se passer, je ne saurai le décrire plus précisément, mais j’ai su que cet instant de méditation avait été intense.
Dans la soirée, mon bébé bougeait beaucoup plus que d’habitude. En fin de grossesse, les bébés ont tendance à beaucoup moins de manifester. Pourtant ce soir-là, il se manifestait de manière très prononcée et ce pendant plusieurs heures.

accouchement épisiotomie

Mon ventre le jour de l’accouchement

 

Une journée de contractions

accouchement épisiotomie

Pendant la nuit qui a suivi, j’ai ressenti des contractions, mais étant à moitié endormie, je n’étais pas vraiment certaine de ce que je ressentais. Au petit matin en allant aux toilettes j’ai perdu le bouchon muqueux. Je ressentais toujours des contractions régulièrement, et à partir de ce moment-là j’ai su que le jour même, j’irai à la maternité. J’avais hâte que mon homme se réveille pour lui raconter tout cela. Nous avons passé toute la journée à la maison, je marchais en continu avec une petite balle que je lançais devant moi. Ça paraît idiot mais ça captait mon attention, et ça faisait passer le temps plus vite. Au bout de 7h de contractions j’ai appelé la sage-femme de garde qui m’a dit de rester à la maison tant que je le pouvais et que je le voulais. Les contractions ne me faisaient pas encore vraiment mal mais elles revenaient toutes les 3 à 4 minutes.

 

Le départ pour la maternité

Ce n’est que vers 19h que j’ai commencé à ressentir des douleurs plus intenses et que j’ai demandé à mon chéri de m’emmener à la maternité. À partir de ce moment-là la douleur est montée crescendo, au point de supplier la péridurale alors que je n’en voulais pas initialement. Je n’étais dilatée qu’à 1cm au bout de 10h de contractions. Autant vous dire que je me suis demandé combien de temps j’allais encore souffrir. À 22h la sage-femme ma examinée à nouveau et je n’étais pas encore tout à fait à 3… Il fallait donc attendre encore un peu pour la pose de la péridurale. À 23h30 j’ai été emmenée en salle d’accouchement pour que l’on me pose la péridurale. À minuit c’était chose faite, et je n’attendais qu’une chose, c’est qu’elle fasse effet !

 

L’épisiotomie surprise

Soudain comme une envie de pousser… la sage-femme regarde, et stupéfaction. J’étais à 9cm. Mon col s’était dilaté de 7cm en deux heures… À ce moment-là je me suis dit que la délivrance était proche. Erreur… j’ai dû pousser pendant deux heures. À chaque contraction je mettais toute mon énergie pour faire sortir mon bébé, mais rien n’y faisait. Après 1h30 de poussée, je n’en pouvais plus et je l’ai fait savoir tant bien que mal entre deux gémissements. La sage-femme a appelé le médecin qui a rapidement pris les choses en main. J’entendais “il faut couper, coupez !”, et au même moment j’ai senti le coup de ciseaux entailler ma peau. Je voyais le médecin tirer avec la ventouse pouf faire sortir mon bébé.

 

La magie de la rencontre

accouchement épisiotomie

À partir de ce moment-là tout est allé très vite. La tête est passé, puis le reste de son petit corps, et Nathan est né. Il était tout lisse, tout propre. Il nous a salué d’un petit gémissement et d’un pipi sur la sage-femme…
Après avoir été examiné, la sage-femme me l’a posé sur le ventre et nous sommes restés comme ça tous les trois pendant deux heures. Le plus émouvant a été d’entendre sa voix pour la première fois. Ces petits sons doux qui sortaient de sa bouche en même temps qu’il était collé à moi… Il y avait tellement de magie dans ce moment immensément fort, qu’on en oublie toutes les douleurs de l’accouchement. Tout ce qui compte, c’est le moment présent, le temps s’arrête l’espace d’un instant. Il n’y avait plus que nous sur terre. C’est la fin d’une odyssée, et le début d’une autre, celle de devenir Maman de l’être que l’on a eu le bonheur de porter pendant neuf mois…

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    2 commentaires

  1. Tong 10 février 2018 at 22 h 59 min Répondre
    Trop d’émotions dans tout ça! C’est là que je me rend compte que toutes les accouchements ne se passent pas de la même manière. Autant on peut se préparer pour accoucher le jour J sans péri que on peut être très surprise par la douleur que le corps ne nous laisse pas tellement le choix d’accoucher sans. Chacune supporte différemment la douleur. Je te félicite pour ton courage d’avoir choisi au départ d’accoucher sans péri et je te félicite pour avoir accoucher d’un si beau bébé. Prenez soin de vous.
    • L'apprenti Maman 11 février 2018 at 16 h 25 min Répondre
      Merci ! Je pense qu'effectivement, avec le recul, la meilleure préparation c'est de se mettre en condition pour accepter tous les cas de figures, pourvu que bébé soit en bonne santé.

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